Lajos Czeizler, la passion du déséquilibre

À une époque où les compétitions nationales de clubs n’avaient aucune raison de susciter un quelconque intérêt hors de leurs frontières, la Coupe du Monde de football est longtemps restée une vitrine singulière et incomparable, difficilement imaginable aujourd’hui, l’un des rares moyens de faire voyager les joueurs et évoluer les idées. À ce titre, une grande et superbe page de l’histoire du Milan s’est probablement jouée le 16 juin 1938, au Parc des Princes. Un an avant la « drôle de guerre », on décide en effet de jouer en France une « drôle de Coupe du Monde » : les Italiens tenants du titre lèvent le bras et arborent un maillot extérieur noir, l’Autriche pourtant qualifiée disparaît du tableau officiel à la suite de l’Anschluss, et l’Espagne est absente pour cause de guerre civile… L’histoire de cette compétition mériterait largement un article à part, mais le volet qui nous intéresse a lieu lors des demi-finales.

La Suède se retrouve là un peu par hasard, ayant profité du forfait de l’Autriche en 8èmes de finale puis d’un tableau favorable pour disposer facilement de Cuba au tour suivant ; l’obstacle en demi-finales est tout autre, face à une Hongrie qui fait partie du gratin européen depuis une décennie aux côtés de l’Italie et de la Wunderteam autrichienne, partageant du reste avec cette dernière une certaine idée de « football total », bien avant l’invention du terme, et qui annoncera la formidable équipe de Ferenc Puskas 20 ans plus tard. La surprise est donc immense lorsque les Suédois, plutôt tenant d’un fruste kick and rush, ouvrent le score après seulement 35 secondes de jeu ! Le rêve des Scandinaves semble se prolonger, mais l’illusion fera long feu : la Hongrie égalise rapidement avant de dérouler, menant déjà 3-1 à la mi-temps avant de conclure le match sur le score de 5-1. Une défaite sans appel mais qui va donner des idées aux Suédois, ou du moins à certains d’entre eux.


La Hongrie à la Coupe du Monde 1938

C’est dans ce contexte que nous retrouvons un certain Lajos Czeizler, ancien attaquant du MTK Budapest qui avait vite raccroché les crampons, décidant à même pas 30 ans de partir en Pologne commencer une carrière d’entraîneur. Après 3 ans d’apprentissage, Czeizler avait ensuite posé ses valises dans le Frioul pour entraîner l’Udinese, alors en Série B, le début d’un séjour italien de 7 ans qui l’aura également amené à Faenza, Rome, Catane puis Casale, sans grands succès. C’est alors que le Hongrois décide de partir pour la Suède, qui deviendra son pays d’adoption. Après quelques piges et un nouvel apprentissage de 3 ans, Czeizler prend en effet à l’été 1942 les rênes de l’IFK Norrköping, plus ouvert sans doute que les clubs italiens à se laisser modeler par les principes de l’entraîneur magyar, 4 ans après la gifle du Parc des Princes. Le mariage fonctionne, et Norrköping remporte le premier championnat de son histoire 9 mois plus tard. Malmö prend sa revanche l’année suivante, poussant Norrköping à étoffer son effectif en allant chercher le petit frère d’un de leur milieu de terrain, Knut Nordahl.

Gunnar est alors déjà un attaquant d’exception, avec 124 buts en 118 matches de championnat en 7 saisons, et un profil qui ne peut que plaire à Lajos Czeizler, adepte d’un football offensif. Le succès est immédiat, celui qui est déjà pompier mais pas encore « Il pompierone » maintient sa moyenne meurtrière d’un but par match, et Norrköping gagne facilement 4 championnats de suite jusqu’en janvier 1949 et le départ de Nordahl à destination de Milan, facilité par la tribune offerte par les Jeux Olympiques remportés l’été précédent par la Suède. Six mois plus tard, l’attaquant a déjà le Diavolo dans sa poche et joue les entremetteurs de luxe, faisant venir en Lombardie son ancien coach, ainsi qu’un de ses coéquipiers, un certain Niels Liedholm. Et conseille également d’ajouter Gunnar Gren au menu, un milieu de terrain brillant qui avait été pour l’anecdote le seul capable de priver Nordahl du titre de meilleur buteur durant ses 4 années à Norrköping, en 1947.


Norrköping lors du titre de 46. Czeizler en haut à gauche, les frères Nordahl à gauche du dirigeant en veste croisée. Liedholm n’arrivera que quelques semaines plus tard.

C’est le retour de Czeizler en Italie, 15 ans après. Celui qui va devenir « Zio » Lajos a pris de la bouteille sans renier ses idées. Lui et le Gre-No-Li vont faire souffler un vent de fraîcheur sur un Milan qui s’enlisait dans un paradoxal provincialisme, romantique mais inconstant, et incapable de remporter un titre depuis plus de 40 ans. Lajos Czeizler, polyglotte qui parlait 7 langues et avait roulé sa bosse aux quatre coins de l’Europe, va contribuer à dépoussiérer le club, ouvrant la porte aux succès que l’on sait, reposant sur un alliage ambitieux de fuoriclasse italiens et étrangers. Outre le Gre-No-Li, le Diavolo voit également arriver Lorenzo Buffon dans les cages, et partir Riccardo Carapellese, cédé gratuitement au Torino dans l’élan national de tentative de reconstruction du Torino après la tragédie de Superga. La saison démarre bien, les trois Suédois marquant successivement lors des trois premiers matches, mais le Milan doit toutefois s’incliner contre une Juventus trop solide, et contre le Torino… avec un but décisif de Carapellese : le « gol dell’ex » a des racines profondes.

C’est toutefois au mois de novembre que l’on voit se dessiner clairement le visage du Milan de Lajos Czeizler : dans un derby à guichets fermés, le Milan est une tornade qui se rue à l’attaque, marque dès la 1ère minute, double la marque à la 7ème, et mène même au score 4-1… dès la 19ème minute ! Et puis ? Et puis on continue, le Milan joue un football qui ne regarde que devant lui et ne s’embarrasse pas des conséquences. Le vent tourne, et le Milan réussit à se retrouver mené 5-4 à l’heure de jeu ; encore un but par équipe, pour un score final de 6-5, le derby le plus prolifique de l’histoire. Cinq buts marqués mais six encaissés sur des contres et une défaite au bout, là est aussi le charme de ce Diavolo des années 50, une parenthèse dans la rigidité tactique italienne.

En effet, Vittorio Pozzo, l’entraîneur de l’Italie championne du Monde en 1934 et 1938, avait théorisé et introduit son « Metodo », une tactique en 2-3-2-3 aussi appelée « WW », dense et solide au milieu de terrain et faisant la part belle à l’opportunisme et aux contres. Cette tactique se développa en même temps que son pendant, le « WM » britannique et plus joueur, plus élégant. Auréolée de ses succès mondiaux, la tactique de Pozzo avait bien sûr fait tache d’huile dans la botte, ce qui peut expliquer les échecs de Czeizler lors de son premier passage en Italie. Il fallut ainsi 20 ans pour voir enfin apparaître et gagner un WM, grâce au Grande Torino de l’immédiat après-guerre… puis au Milan de Czeizler, qui avait l’attaque dans les veines jusqu’à l’overdose. Cela fera d’ailleurs écrire à Gianni Brera, la plus fameuse et acerbe plume de l’histoire du journalisme italien (le surnom du « petit abbé » pour Rivera, c’est lui), que « ce formidable Milan gagna un unique Scudetto ; il en perdit deux autres qu’il aurait pu remporter, s’il eut daigné se souvenir d’honorer la défense ». Pour conclure l’anecdote, Brera se lamenta également que « les Suédois du Milan retardèrent de plusieurs années le dépassement du WM anglais », l’ironie de l’histoire voulant que le catenaccio, que Brera idolâtrait, fut initié et incarné par Nereo Rocco et Gipo Viani, deux mythiques entraîneurs du Milan dans la décennie suivante…

Revenons à la saison 49-50 : les deux matches contre la Juventus, exemplaire future championne, sont également significatifs. En début de championnat, on l’a dit, le Milan avait encaissé un but et passa le match à se ruer à l’attaque, sans succès, se faisant d’ailleurs lourdement critiquer dans la presse par Gianni Brera. Pour le match retour, c’est Niels Liedholm qui le raconte, Lajos Czeizler avait tiré les conséquences du match aller et décidé de miser sur la fraîcheur des joueurs pour mener à bien leurs attaques : des entraînements extrêmement lourds et durs furent suivi d’un repos complet pendant la deuxième partie de la semaine. Au Stadio Comunale de Turin, la Juve ouvrit le score à la 12ème minute… avant d’être littéralement balayée, s’inclinant 7-1 avec notamment un triplé de Nordahl, un but de Gren et un de Liedholm, dans ce qui reste à ce jour la plus lourde défaite de la Juventus à domicile.

Juventus 1-7 Milan, première diffusion d’un match de football à la télévision italienne

Tel était le Milan de Czeizler: le Diavolo collectionna les scores fleuves dès cette première année, avec notamment un 9-1 contre Bari pour fêter les 50 ans du club, un second 7-1 consécutif contre Pro Patria une semaine après avoir massacré la Juventus, un 7-0 à San Siro contre le Torino, ou encore un 5-2 contre la Triestina de Nereo Rocco, impuissante. La saison se termina avec 118 buts marqués (plus de 3 par match !) et une différence de +73, des records qui tiennent encore aujourd’hui. Et si le Diavolo dut s’incliner de peu pour le Scudetto face à une Juventus plus régulière, ce ne fut que partie remise.

Grâce au recrutement de Silvestri, le Milan trouva une relative solidité défensive jusqu’ici manquante, sans perdre de son exubérance offensive : la saison 50-51 commença avec 22 buts en quatre matches (!) et le Diavolo signa cette saison deux nouveaux matches à 11 buts, cette fois couronnés de victoires, avec un 9-2 contre Novara et un 7-4 à Bergame. Avec une nouvelle saison à plus de 100 buts, le Milan eu malgré tout du fil à retordre avec l’Inter et la Juventus, mais réussit cette fois à remporter un Scudetto qui lui échappait depuis 44 ans, avec une journée d’avance. Cerise sur le gâteau, le Milan remporta également la Coupe Latine, l’ancêtre de la Coupe d’Europe des Clubs Champions, en battant Lille à San Siro sur le score de 5-0, avec un triplé de Nordahl. L’année suivante, la troisième et dernière de « Zio » Lajos sur le banc du Milan, fut un peu moins prolifique (avec 5 matches à 5 buts marqués et plus, quand même !), et s’acheva comme la première, à une frustrante 2ème place derrière une Juventus intraitable.


L’équipe posant avec le scudetto. Czeizler est à droite ; Gren, Nordahl et Liedholm sont ensemble au dernier rang.

Après une saison oubliable à Padoue, Czeizler fut nommé Directeur Technique de la Squadra Azzurra pour la Coupe du Monde 1954. Un Mondial maudit pour les Italiens, avec notamment un premier match de poule contre les hôtes Suisses, non seulement suspectés de courir un peu trop vite et trop longtemps, mais ayant surtout bénéficié d’un arbitrage maison dont 2002 ne fut que le lointain héritier. L’arbitre refusa un but valable aux Azzurri avant d’en accorder un à tort aux Suisses, dernier fait d’arme avant d’être pris en chasse et littéralement agressé par les Italiens dans les vestiaires, lesquels garderont le sentiment d’une colère légitime suite à la radiation de l’arbitre en question… et à l’absence de sanctions décidées contre les joueurs s’étant fait justice eux-mêmes. Mais au-delà de ces péripéties, et d’une seconde défaite fatale contre les Suisses en match de barrage de poule, Czeizler n’arriva surtout jamais à fédérer une équipe plus disparate et moins unie que son Milan, commettant également l’erreur d’aligner intégralement la défense de l’Inter (double vainqueur du championnat en 53 et 54) mais en la faisant jouer à contre-emploi dans son fétiche WM. On ne se refait pas…

Après la mésaventure Suisse, Czeizler rebondit pendant 2 ans et demi à la Sampdoria (en s’offrant le scalp du Milan pour ses premières retrouvailles), puis 1 an à la Fiorentina. Il conclut enfin sa carrière pour une ultime pige à la tête du Benfica en 63-64, comme un symbole : l’équipe d’Eusébio, après 2 Coupes d’Europe des Clubs Champions consécutives remportées en 61 et 62 (alors sous la houette de Béla Guttmann, ancien Mister du Milan), venait alors tout juste de s’incliner contre… le Milan, qui remportait son premier titre. Czeizler remporta le championnat et le coupe du Portugal, mais ne put relever le défi européen : après une victoire 5-0 « à la Lajos » contre le Distillery FC au premier tour, il s’inclina contre le Borussia Dortmund… sur le score de 5-0, « à la Lajos ». Ultimes pirouettes du destin, le Milan démarra sa compétition en éliminant les Suédois de Norrköping, avant de s’incliner contre le grand Real de Di Stefano, qui y jouait sa dernière saison. Un Real qui dut lui-même rendre les armes en finale contre l’Inter d’Helenio Herrera… et son catenaccio. Chienne de vie.


Czeizler en 1954 avec Boniperti. Choc culturel.

Difficile de résumer Lajos Czeizler, personnage atypique et entraîneur décalé, qui aura bourlingué au travers de l’Europe, entraîné 15 clubs en 30 ans, et connu plus d’échecs que de réussites. D’aucuns pourraient avoir la tentation de résumer ses succès à la bonne fortune d’avoir croisé la route de joueurs aussi formidables que Nordahl et Liedholm, puis Gren. Gianni Brera, son contempteur éternel, l’a sûrement eue. Mais les principaux intéressés Suédois diraient peut-être l’inverse, car jamais plus ils n’ont trouvé autant de place et de liberté pour s’adonner à un jeu offensif et dévastateur, un jeu souvent déséquilibré mais qui a, tout compte fait, remis le Milan sur le devant de la scène. Si la naissance du Diavolo remonte à 1899 et Herbet Kilpin, celle du Grande Milan peut probablement être datée de 50 ans plus tard, lorsqu’un Hongrois arriva pour y poser ses valises, « ses » Suédois et ses idées.

lajos czeizler

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Je vais être franc, vu l’heure, avant de commencer à lire et vu la longueur, je me suis dit que je n’allais pas aller au bout et remettre ça à demain en lisant juste les premières lignes par curiosité.
Mais d’une part, cette tranche d’histoire est absolument passionnante et mieux encore, tu l’as contée avec un tel brio que j’ai tout lu d’une traite en savourant note après note cette symphonie de mots que tu as su rythmer à l’image du football fantastique de Czeizler :heart_eyes:

Si Brera fut un talentueux détracteur de ce dernier, par cet article, tu as su avec non moins de talent lui rendre justice et nous faire savourer cette sublime parenthèse enchantée précédant le football bien moins enthousiasmant et plus cynique de Nereo Rocco par la suite :clap:

En toute sincérité, cet article que tu as fait mérite les plus grands éloges, j’adore :heart_eyes:
Voila qui me permet de me laisser tomber dans les bras de Morphée avec pleins de rêves dans la tête en méditant sur ce jeu spectaculaire et sans calcul :slightly_smiling_face:

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Merci pour ton retour, ça fait plaisir, et puis ça encourage à écrire des articles de ce type. C’est pas forcément la période la plus accessible a priori mais je la trouve fascinante pour plein de raisons, tant mieux si ça en intéresse d’autres :smiley:

Bravo pour ton travail qui enrichit le forum, c’est toujours un plaisir d’en apprendre un peu plus sur la longue histoire notre club, c’est une période que je connaissais très peu, merci à toi.

J’ai conscience de l’énorme travail qu’il a fallu déjà au niveau des recherches d’archive puis au niveau de la restitution du parcours parce qu’une fois avec tous les éléments en main, il est parfois difficile de ne pas s’égarer du fil conducteur :+1:

Ce que je trouve fascinant dans l’histoire de la Serie A, c’est qu’elle a toujours été tellement conservatrice dans ses idées que seule une poignée d’hommes absolument remarquables a réussi à mener de grandes révolutions dans ce championnat et on peut se targuer d’avoir vu passer la plupart d’entre eux chez nous, ce qui montre combien le Milan est un club plein de saveur à travers les temps :heart_eyes:

La Serie A est la parfaite application de la théorie de Schopenhauer qui énonçait: « toute vérité franchit trois étapes: d’abord, elle est ridiculisée; ensuite, elle subit une forte opposition; puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. »

En tout cas, n’hésite surtout pas, ces articles sur nos racines sont toujours un régal à lire :heart_eyes:

Remettons le prix Pulitzer à Krakow !

Superbe article !

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Milan a fait une final de LDC (coupe latine) contre Lille ? Mais c’est titre la s’ajoute au 7 ligues des champion qu’on put gagner Milan ?

Merci pour cet article génial. Bravo :+1:t2:

Sur cette photo de 1949 d’après le nom, je trouve marrant de voir Czeizler porter un survet « FC Milan ». J’ai été vérifier les différentes appellations du club et ça donne:

  • 1899 1919 MILAN FOOTBALL AND CRICKET CLUB
  • 1919 1936 MILAN FOOTBALL CLUB
  • 1936 1938 MILAN ASSOCIAZIONE SPORTIVA
  • 1938 1945 ASSOCIAZIONE CALCIO MILANO
  • 1945 1962 ASSOCIAZIONE CALCIO MILAN
  • 1962 2003 MILAN ASSOCIAZIONE CALCIO
  • 2003 ASSOCIAZIONE CALCIO MILAN

Du coup, il avait un vieux survet fétiche d’avant guerre ? :biggrin:

Non, la Coupe Latine était l’ancêtre de la Ligue des champions et lors de la création de cette dernière, il s’agissait d’une compétition toute nouvelle et indépendante ne reprenant pas le palmarès des équipes en coupe latine.

Pour comparer, c’est comme si la Superligue Européenne prend forme prochainement au point de faire disparaître petit à petit la Ligue des champions, il s’agira d’une toute nouvelle compétition ne considérant pas le palmarès acquis dans cette dernière.

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Merci pour vos retours :slight_smile:

Oooooh bien vu ! :smiley: J’avoue, le survet avait au moins 15 ans ; soit c’était son doudou, soit le président Trabattoni était sacrément près de ses sous.

Pour compléter Spag’, il y a eu 8 éditions de la Coupe Latine, dont 2 ans de superposition à la naissance de la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1955-56. C’était une mini-compétition à 4 équipes qui se déroulait en début d’été, à la suite du championnat, avec les 4 champions français, italien, portugais et espagnol. Le Milan a le meilleurs palmarès de cette compétition : 2 victoires, 1 défaite en finale, 2 troisième place.
Et pour l’anecdote, en 55-56 justement, le Milan a participé à la 1ère édition de la Coupe d’Europe (grâce à son titre de 55), mais aussi à la Coupe Latine 56 en fin de saison alors que c’est la Fiorentina qui avait gagné le titre en 56. Mais la Viola trouvait ça has been et nous avait laissé sa place. Et on l’a gagnée :smiley:

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Et ca compte au niveau du palmarès globale ? En tout cas bravo pour ce tu as fait tout comme toi je suis un passionner d’histoire si tu en d’autres ça sera avec plaisir a te lire .

Pourquoi ça compterait pas?

Non, ça sort de la comptabilité « officielle », qui nous accorde 18 titres (7 C1, 2 C2, 5 Supercoupes d’Europe et 4 Coupes Intercontinentales ou assimilées). L’idée (recevable) étant qu’on ne compte que les trophées des compétitions ouvertes à tous (genre toute l’Europe), et pas organisées par quelques pays (les 4 latins), pour éviter des distorsions.

C’est le même tarif avec la Coupe Mitropa, l’équivalent de la Coupe Latine pour l’Europe Centrale, les clubs italiens ayant la chance (unique) de participer aux deux, les zones géographiques se recouvrant. Pour l’anecdote, on a une Coupe Mitropa, mais gagnée en 82, alors qu’elle venait de muter pour devenir non pas la Coupe des meilleures équipes d’Europe Centrale (because conflit d’intérêt et de calendrier avec la Coupe d’Europe des Champions), mais celle des… vainqueurs de seconde division (Série B pour l’Italie).

Dans le palmarès officiel, nos Coupes Latines sont rangées avec la Mitropa.

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